Une nouvelle histoire érotique très coquine

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Enfin, il est là ! Je le tiens, je « les » tiens, devrais-je dire. Qu’ils sont bien cachés ! Ils sont relégués ici, à proximité de chemises de nuit plus que sages et de sous-vêtements féminins que je qualifierais comme étant d’une époque que je croyais révolue. Eh bien non. Traverserions-nous de nouveau une ère un peu plus pudibonde ? Chacun va-t-il de nouveau se voiler la face et pousser de hauts cris en découvrant une lingerie féminine toujours trop osée, « pornographique » crieront même les effarouchés de la chair ! Nous n’en sommes peut-être pas aussi éloignés que cela. Il y a quelques jours je lisais dans un quotidien gratuit que la culotte montante était de retour. J’ai failli m’étouffer d’horreur, toutefois le journaliste précisait qu’elle conservait un côté coquin. Je l’admets, cette culotte de coton toute blanche m’enchante lorsqu’elle surgit sous une jupe qui flotte au vent. Je demande à demeurer le témoin privilégié d’une telle découverte.

Cependant, je ne désespère pas de mes congénères, Éros n’est pas encore relégué aux enfers, j‘en ai la preuve vivante sous les yeux, des strings en tulle, en plumetis, ceux dont je raffole. Noirs, roses, gris, violets, ornés ou pas de dentelles, ils s’exhibent sans retenue. Je suis gourmand, pour ne pas dire obsédé, de ces transparences, de cette légèreté, de toute cette audace et de cette malice. D’ailleurs, mon sexe ne s’y trompe pas, il sort de sa torpeur au bas de mon ventre, je le sens qui se détend, timidement au début comme sorti d’un très long sommeil, puis à la manière d’un reptile assoupi qui peu à peu se délove, boucle après boucle, anneau après anneau. Et non content de se déployer, trop à l’étroit là où il se trouve tapi, le voilà qui se met à grossir, je ne sais pas trop pourquoi, enfin si…

Je suis à la recherche d’un modèle coquin depuis plusieurs jours et je commençais tout à fait à m’inquiéter de ne rien trouver, pourtant la période de la Saint-Valentin est propice à la lingerie soyeuse, délicate et charnelle. La fête s’annonçait exceptionnelle, mais je me voyais sombrer dans une frustration terrible de toujours revenir les mains vides et le regard éteint. Il faut dire que notre ville bourgeoise est un peu trop guindée, corsetée. Mais là, à cet instant je suis satisfait, heureux même si le mot peut paraître un peu fort.

Je lève la tête, personne en vue, je peux donc les toucher en toute quiétude et déclencher en moi des images évocatrices pour ainsi dire très proches de la réalité. J’approche un doigt du premier modèle, il me semble très érotique à l’aspect. Une simple bande de tulle, un découpage géométrique, aucunement le triangle habituel, non, deux lignes droites aussi étroites l’une que l’autre et qui se croisent en leur milieu, tout juste de quoi recouvrir une vulve ou une fente plutôt épanouie. Il s’apparente plus au cache-sexe ou au micro string. Comment ce morceau de tissu aussi indécent est-il arrivé sur ce présentoir ? Je m’interroge ! Et pour nous, au rayon masculin, que des boxers ou shorties rarement audacieux. Je crois qu’un jour, guidé par mes envies et sans rien m’interdire j’irai flâner dans une de ces boutiques des grands boulevards en évitant toutefois les supermarchés du sexe. Peut-être pourrai-je y trouver des sous-vêtements très osés pour homme, pour moi, qui permettraient à mon membre d’être toujours à l’air libre enfin presque.

Voilà, mon doigt est au contact de ce minuscule morceau de tissu. Quelle transparence ! Ce n’est pas possible, c’est comme s’il n’existait rien entre ma peau et mes yeux, une nudité presque totale, bien au-delà de ce que j’imagine dans tous mes fantasmes ou de ce que je découvre sur des sites de vente. Il faut absolument que je confirme cette impression et que je constate quel effet il produit si je le tends au bout de mes bras. Incroyable comme il est léger et fin ! Toujours seul, je passe donc à l’acte. Je le décroche, me tourne vers la gauche, cherchant la meilleure lumière possible. C’est à cet instant que ma jambe gauche heurte un obstacle imprévu, une forme sur laquelle je bute, quelque chose de mouvant qui tout en absorbant mon choc me repousse. Sans pouvoir me retenir à quoi que ce soit, je perds l’équilibre, je vacille et le sol se dérobe sous mes pieds. Je bascule lourdement, mes bras impuissants à venir à mon aide étreignent le vide. Je roule sur une bosse monumentale qui s’esquive aussitôt, accélérant ma chute. Je tombe lourdement par terre. Je ne sais pas quel bruit cela a produit, je me retrouve au sol abasourdi, aussi sonné que si j’avais encaissé un coup de poing bien ajusté. Une douleur aiguë irradie mon dos et j’ai le souffle coupé. Il n’y a guère que ma queue à avoir conservé de sa superbe ainsi que le string en tulle que je tiens solidement au bout de ma main droite.

— Monsieur ! Monsieur ! Vous ne vous êtes pas fait mal ? Excusez-moi, je ne vous avais pas vu. Monsieur ! répète-t- elle inquiète.

J’écarquille les yeux. D’où me parvient cette voix douce qui atténue un peu ma souffrance ? Où suis-je donc ? Qu’est-ce que je fais par terre ? Je dois être ridicule. Je lève la tête avec effort croyant être brisé en mille morceaux, elle est là, à côté de moi, accroupie, les jambes largement écartées, sa jupe plutôt sage est remontée très haut sur ses cuisses. Mes yeux… Ah, ceux-là ! Sans qu’ils le cherchent, ils rencontrent ce qu’ils adorent tant découvrir à l’improviste, son string. Il n’est pas aussi transparent que le tulle blotti au creux de ma main, mais il se révèle quand même osé à souhait. Bien qu’encore groggy j’entrevois les contours d’un sexe féminin qui me paraît hors norme, une vulve hors du commun, surmontée d’une toison blonde taillée à la perfection tout en étant abondante, comme un buisson planté au milieu d’un jardin. Le tissu tendu peine à contenir cette chair vivante et opulente, j‘ai comme l’impression qu’elle palpite et qu’elle est déjà imprégnée d’une légère humidité. Cette vulve ainsi abandonnée à mon regard me fascine. Mon sexe stimulé par cette vision inattendue mais bien réelle a poursuivi son éclosion, saillant telle une grosse mandarine sous mon pantalon. Je veux me lever mais la douleur qui est apparue le long de mon dos me rappelle à l’ordre. N’est-ce pas mieux ainsi pour reprendre des forces que de se repaître du spectacle merveilleux que m’offre cette femme inconnue. Je n’ai pas encore eu le temps de la dévisager, fasciné que je suis par ce qui sommeille à moitié au creux de ses jambes.

— Avez-vous mal ?
— Oui, dans le bas du dos, mais cela doit être trois fois rien, le choc assurément. Je ressens aussi quelques fourmillements dans la jambe droite.
— Certainement parce que vous êtes tombé lourdement dessus. Je crois même que je vous ai poussé, comme rejeté, tellement j’ai été surprise de vous voir vous effondrer sur moi. J’étais accroupie, je voulais décrocher un string que je venais de remarquer. Je vais regarder votre jambe si vous le permettez !
— Ce n’est pas la peine, dans deux ou trois minutes cette sensation désagréable aura disparu.
— On ne sait jamais ! Vous savez, parfois il ne suffit pas de tomber de bien haut pour se faire très mal.

Elle se penche encore plus vers moi, visiblement inquiète. Elle écarte d’autant les jambes afin de renforcer son équilibre. Ce mouvement, bien qu’à peine perceptible, fait que son string, trop ajusté ou trop petit, se déplace et je découvre les premiers contreforts de lèvres charnues. Il bouge encore et se loge naturellement dans sa fente. De son côté, elle a posé une main sur ma jambe au-dessus du genou et elle commence de me palper, persuadée que je suis victime d’une fracture. Elle enfonce ses doigts dans ma chair et mes muscles, elle s’applique et je la vois préoccupée. Elle ne s’attarde pas, car son attention a soudainement été attirée par autre chose, quelque chose qui la captive et la fascine aussitôt. Elle perd alors toute sagesse et retenue. Son regard vient de se poser sur la bosse qui déforme mon pantalon. Sa main s’approche doucement mais résolument.

— Vous auriez pu vous faire terriblement mal si vous étiez tombé dessus. Vous auriez pu le briser ou l’écraser, le déformer à jamais. Il doit souffrir ainsi comprimé, ne trouvez-vous pas ? J’ai l’impression qu’il cogne et qu’il veut sortir. Il souffre peut-être !
— Vous en êtes sûre ?
— Certaine, il faut qu’après une telle émotion il prenne l’air sinon il va étouffer. Laissez-moi m’en occuper.
— Vous n’y pensez pas ! Pas ici ! Si quelqu’un…
— Je crois qu’à cette heure, il ne va pas y avoir grand monde qui va farfouiller dans le rayon grand-mère et personne jusqu’à maintenant ne s’est aperçu que vous êtes, enfin, que nous sommes par terre. Alors laissez-moi faire, que je joue à l’infirmière. Puis, vous ne croyez pas que pendant que je vous parle avec compassion, votre main qui remonte le long de mes cuisses en ce moment soit totalement innocente ? J’en doute un peu ! Mais surtout ne vous arrêtez pas, poursuivez votre promenade sensuelle, cela me plait beaucoup et je vais entamer la mienne.

Voilà, sa main enferme ma verge et la comprime doucement freinée qu’elle est par toutes les couches de tissu qui protègent encore ma queue. Mon gland est bien au creux de sa paume et elle perçoit déjà, bien que lointaines, toutes les palpitations qui le parcourent, aboutissent à son sommet et refluent faute de ne pas avoir pu s’échapper.

— Imaginez, même sous toutes ces épaisseurs j’ai comme l’impression qu’il me brûle la peau. Mais ainsi caché il va s’éteindre immanquablement, aucun souffle ne va l’attiser, je viens à son secours… Et vous, n’en profitez pas pour vous enfuir, que vos doigts poursuivent leur danse magique et endiablée, qu’ils m’affolent ! Qu’ils passent et repassent, qu’ils me frottent, comme cela, voilà, tout doucement, plus lentement encore, qu’ils effleurent à peine le tissu de mon string, qu’ils courent légèrement sur la peau de mes lèvres… Là, sans appuyer, sans s’enfoncer, sans se montrer plus audacieux, qu’ils n’insistent pas plus. Ce n’est pas le bon jour pour m’explorer. Dommage ! Qu’ils trottent sur mon petit triangle, sur ma colline, qu’ils y jouent mais qu’ils ne s’y perdent pas !

Je ne me fais pas prier, refrénant toutefois mon désir impatient d’écarter encore plus son string qui parfois me gêne et m’empêche de ressentir la vie qui irrigue son sexe. Elle fait descendre la fermeture éclair de mon pantalon, elle ouvre l’échancrure de tissu, elle fouille à l’intérieur, elle atteint mon string déjà mouillé des prémices de mon sperme. Elle le saisit délicatement, elle le soulève et l’éloigne comme elle peut, car je ne lui suis d’aucune aide. Elle met enfin au jour ma verge dont je trouve les dimensions impressionnantes, ainsi allongé. Excité par cette vision un peu inhabituelle de ma personne, je laisse libre cours à mes doigts et je les regarde aller et venir sur sa vulve. Peu à peu son string glisse pour bientôt disparaître, poussé par mes multiples allers-retours toujours plus appuyés et incités par le désir toujours plus puissant que j’ai de cette femme inconnue. Tout comme moi, elle se met à trembler et je vois, spectateur involontaire, les muscles de ses cuisses se crisper et se relâcher au rythme de mes assauts dont j’accélère volontairement la cadence. Elle tangue de l‘avant vers l’arrière, de la gauche vers la droite et je me demande si elle ne va pas venir s’écraser sur moi, broyant pour de bon mon membre qu’elle soigne à sa manière.

Je la frotte comme une lampe magique dont l’huile fortement parfumée se répand. Je l’astique, je la fais reluire, je l’incendie, ses lèvres que je ne devine qu’imparfaitement, se remplissent de suc, se gorgent, s’engorgent même à n’en plus pouvoir. Je sens qu’elles s’affermissent de plus en plus, boursouflures de plus en plus tendues et dures. Ce n’est plus de la chair que je caresse, mais de minuscules blocs de pierre. Une pierre bizarre qui se couvre rapidement d’un liquide dont je ne connais pas la source. Il ne cesse de sourdre, de la submerger, de l’inonder et de me tremper. Il est si abondant que j’ai l’impression qu’il s’écoule sans interruption tout le long de ma main et qu’il s‘insinue sous la manche de ma chemise, chaud et collant à la fois.

— Oui, plus vite encore, plus fort, vous pouvez appuyer sans crainte. Tout ce que je vous demande c’est de ne pas vous arrêter ni même de ralentir. Oui, plus vous insistez, plus je vous écrase, plus je vous malaxe, plus je vous étire, plus je vous pompe et je vous modèle entre mes doigts. Votre queue devient une drôle de pâte à modeler. Pour adulte bien sûr !

Je lève un peu la tête, détournant les yeux de sa vulve détrempée. Elle est sur ma verge comme sur une motte de terre en train d’être pétrie et façonnée. Elle ne se contente pas d’un classique va-et-vient plus ou moins appuyé en fonction de mes vibrations. Elle presse, comprime à me faire hurler, elle broie et caresse ma verge avec ardeur, de peur qu’elle ne lui accorde rien. Elle repousse la peau qui la protège au ras de mon pubis. Elle offre ma chair rougie à l’air ambiant qui l’attise encore plus. Puis elle la remonte pour recouvrir tant bien que mal mon gland qui n’en peut plus et laisse s’échapper un liquide gras et luisant qui ne trompe pas sur ce qui va se produire. Elle a bien compris elle aussi et en même temps que je m’appesantis sur l’ouverture de son vagin, elle se concentre sur mon gland. Je m’amuse, je joue avec son clitoris maintenant dénudé et échauffé, je m’aventure, très curieux, aux abords de son puits que j’évase de plus en plus avant de m’y enfourner, car elle ne m’opposera plus aucune résistance.

Elle a de nouveau logé le sommet de ma verge au creux de sa main et elle joue avec lui comme avec une balle. Elle le tourne dans tous les sens et le palpe avec insistance, elle le transforme en une pompe infernale. Enfin, comme impatiente, elle l’enserre dans l’étau de ses doigts, je gémis sous cette caresse appuyée. Il n’en peut plus de couler, ainsi manipulée. Tout mon corps se fige, ma respiration se bloque, mes reins se creusent, mon dos encore douloureux se cambre. Je prends appui sur mes pieds mais je ne parviens pas à me hausser et à esquiver la douleur lancinante qui s’empare de moi. Une « douleur plaisir » contre laquelle la lutte est perdue d’avance. Quelque chose éclate derrière ma tête, je ferme les yeux et je pousse un grognement. Je ne retiens pas cette incandescence qui comme une furie traverse tout mon corps plus vite qu’une décharge électrique. J’explose, j’éjacule bruyamment. Elle n’a pas retiré sa main et c’est dans sa paume que je me soulage de cette délicieuse souffrance. Je sens mon sperme qui bouillonne et qui parvient à s’exfiltrer et à se répandre, liqueur visqueuse qui va coller à sa peau. Il coule tout le long de mon membre, se perd dans les poils de ma toison et sur le tissu de mon string. Qu’il est abondant !

Mais son sexe pleut aussi sur mes doigts qu’elle tente de retenir prisonniers en serrant ses cuisses brutalement. Tout comme j’éjaculais, elle se liquéfiait elle aussi, abondante, ruisselante, expulsant un torrent de miel, fruit de son plaisir, bref, irrépressible mais d’autant plus intense qu’il n’y avait là pas le moindre soupçon de préméditation. Ce sont nos corps qui se sont accordés à une vitesse folle et qui ont souhaité se faire jouir aussi prodigieusement.

— J’en ai partout ! Vous aussi ! Je vais vous goûter si vous le permettez.
— Oui, répondis-je faiblement en contemplant mon sexe meurtri mais toujours fièrement dressé et aussi épais que s’il n’avait rien craché. Elle l’agite et le tord encore voulant le vider totalement.
— Je vous autorise à me déguster aussi, car je crois que vous en avez plein la main. Puis après vous pourrez vous enfoncer en moi et combler l’ouverture béante au creux de mes cuisses.

J’ai à peine porté ma main à hauteur de ma bouche qu’elle est déjà en train de lécher la sienne puis tous ses doigts qui étincèlent encore de ma semence. Elle les enfonce dans sa bouche, gourmande, affamée, cannibale, provoquant mon trouble. Elle les conserve longuement, s’appliquant à les sucer, désirant ne plus laisser aucune trace de ma substance.

— Meilleur que du sirop ! Qu’est-ce qu’il est sucré ! Quel drôle d’émoi j’ai provoqué en vous pour que vous réagissiez ainsi ! Je n’en reviens pas moi-même. Et moi quel goût puis-je avoir ? Je ne me suis jamais goûtée.
— Excellente ! Vous êtes parfumée, plus que parfumée dirai-je, une senteur puissante, troublante, presque masculine. Abondante aussi, comme si vous vous étiez retenue pour cette occasion impromptue. Vous voulez que je vous en laisse ?
— Cela sera pour une autre fois. Allez ! Maintenant, entrez en moi ! Il y a trop de vide dans le bas de mon ventre. Après il va falloir que j’aille récupérer mes filles à la crèche et je suis déjà en retard.

Je luis obéis. J’éloigne, autant que me le permet ma position plutôt délicate, son string qui s’installe bien au-delà de l’entrée de son vagin. Ce bout de tissu aurait pu s’y introduire complètement et y disparaître, propulsé par ma main qui évase déjà les lèvres de sa vulve. Elle rencontre comme un fil venu de nulle part, mais elle n’y prête pas garde. Tout est chaud dans son univers charnel, à la limite bouillant, en pleine effusion. Mes doigts, impatients, s’engagent entre les lèvres boursouflées et distendues qui ne cessent de s’éloigner l’une de l’autre. Au début tout est facile, il n’y a aucun obstacle, ils nagent dans un espace mi-solide mi-liquide, une conque douillette qui les accueille avec envie. Puis peu à peu ce nid se rétrécit, les parois d’un canal surgissent et elles ne cessent de se durcir. Ils doivent repousser des collines douces et trempées qui s’effacent après avoir été heurtées, palpées ou pressées. Tiens voilà un bouchon, certainement son tampon, tant pis pour lui, je le pousse inexorablement devant mes doigts. Où va-t-il se perdre ? Je ne sais pas. Je m’enfonce toujours plus.

Soudainement tout s’arrête, je ne peux pas poursuivre cette exploration passionnante et regorgeant de surprises, je suis bloqué. Ma main pourrait forcer le passage et s’engouffrer en force dans sa caverne, mais je risquerais de lui faire mal et de lui déplaire. Je bouge encore un peu, tout doucement, frottant les parois de ce conduit en pleine transformation. J’ai comme l’impression qu’elle ne coule plus, que sa source est tarie ou bouchée. Une pression de plus en plus forte s’exerce sur mes doigts qui ne parviennent plus à danser et à courir au cœur de son vagin. Il me semble même qu’ils reculent et tentent d’échapper à un étau prêt à les broyer. Je ressens de terribles mâchoires qui se referment sur eux, les compriment. Son sexe se métamorphose peu à peu en un bloc de chair aussi dur que de la pierre, il va se briser. C’est alors que ses jambes puissantes emprisonnent mon bras et ma main. Elle se met à trembler, parcourue qu’elle est par des secousses jaillies de son intimité. Elle ferme les yeux, son visage se crispe, elle serre les lèvres de sa bouche qui blanchissent sous cette pression inhabituelle. Elle étouffe un long gémissement et se balance sur ses pieds, elle oscille dans tous les sens. Qu’est-elle en train d’affronter ou plutôt de savourer ? Les tressautements de son corps durent plusieurs secondes, elle vibre parfois secouée par des ondes intérieures plus violentes. Elle se fige enfin et son corps n’est plus qu’une statue que je contemple fasciné.

Puis sans que je m’y attende elle desserre son étreinte, se redresse sans se rajuster, elle abandonne mon sexe, toujours aussi raide et mouillé et le laisse à découvert et bien seul. Je crois qu’elle va s’enfuir, non elle s’accroupit de nouveau et plante sa bouche grande ouverte sur mon membre qu’elle aspire d’un seul coup, l’enfournant jusqu’au fond de sa gorge. Je me contracte brutalement, elle me dévore et me croque pendant quelques secondes, je lâche les ultimes gouttes de ma semence dans son palais. Je ferme les yeux, épuisé par cette bouffée de plaisir. Elle bouge encore, heurtant mon torse et mes épaules. Je respire, soulagé qu’elle ait abandonné ma queue douloureuse. C’est alors que son sexe trempé se plaque sur mon visage, m’étouffe et m’aveugle, je ne peux que le lécher, plongeant ma langue dans ses chairs brûlantes, m’inondant de son suc. Elle se lève enfin, ne prend pas la peine de se rajuster et me regarde longuement.

— Merci ! me lance-t-elle toute souriante. Surtout, n’oubliez pas votre string ! Il est magnifique et je suis sûre qu’il la comblera.

Je n’ai pas le temps de lui répondre. Elle disparaît derrière les portants et s’évanouit comme si elle n’avait jamais existé. Je ne peux pas rester ainsi, affalé sur le sol, presque déculotté, mon membre encore exultant à l’air. Je sors enfin de cette incroyable torpeur, ne réalisant pas exactement ce qui vient de se produire. Mais cela s’est bien produit, parce que ma queue toujours luisante est bien dénudée et dressée devant mes yeux et que mon pantalon porte les traces plus que visibles de ma semence. Bien qu’encore abasourdi je me lève facilement, toutes les douleurs se sont évanouies, peut-être sous l’effet du traitement très particulier qui m’a été prodigué avec tant de conviction et d’enthousiasme.

J’entends des bruits à quelques pas de moi. J’enfourne en catastrophe mon sexe dans mon pantalon sans le remettre bien en place au creux de mon string trempé. J’ai à peine le temps de remonter la fermeture éclair et de rabattre ma parka sur mon corps afin de masquer mon état, indigne des lieux, qu’une femme d’âge mûr, chemisier blanc plutôt strict et jupe noire droite, badge sur la poitrine, jaillit devant moi. Elle arbore un air revêche et semble prête à me tenir des propos peu aimables. Se doute-t-elle de quelque chose ? Existe-t-il quelque part une caméra très indiscrète ? Avons-nous été filmés lors de notre coup de sang charnel ? Peut-être pense-t-elle que je viens honteusement de me masturber devant cette foule de petites culottes ?

— Vous désirez quelque chose, monsieur ? me demande-t-elle sèchement, désagréable, comme si je la dérangeais visiblement.
— Euh ! Non merci… bredouillé-je confus et, je crois, le visage un peu rouge de crainte d’avoir été surpris à me livrer à un geste honteux. J’ai déjà trouvé mon bonheur. Je tends mon bras au bout duquel pend le string en tulle, miraculeusement épargné au cours de nos ébats.
— Vous désirez compléter, nous avons le soutien-gorge !
— Merci, cela sera tout. La caisse…
— Sur votre gauche !

Je me précipite hors de ce rayon. Vais-je pouvoir la retrouver, l’apercevoir une dernière fois, suivre cette femme inconnue qui m’a si généreusement porté secours ?

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